L'eau est le véhicule de tout ce que la plante absorbe. Sa qualité de départ conditionne ce que vous pouvez faire de votre solution nutritive, et la façon dont vous la mesurez décide de votre capacité à diagnostiquer un problème avant qu'il ne coûte une récolte. Cette étape traite l'eau brute, la solution que vous en tirez, et les deux mesures qui pilotent tout.
Au programme
Votre eau de départ, avant tout ajout
Deux propriétés de votre eau brute décident de votre marge de manœuvre, et elles ne se confondent pas.
La dureté est la quantité de calcium et de magnésium dissous. L'alcalinité est le pouvoir tampon de l'eau, sa capacité à résister à un changement de pH. Une eau très alcaline ramène obstinément son pH vers le haut, quelle que soit la quantité d'acide ajoutée, et ce comportement se paie en consommables et en instabilité.
Une analyse d'eau coûte peu et se demande une fois. Elle vous dit ce que votre solution contient déjà avant le moindre ajout, ce qui change complètement le calcul : un apport de calcium a peu de sens dans une eau qui en est saturée, et beaucoup dans une eau osmosée.
Le recours à l'osmose inverse remet le compteur à zéro et rend vos apports entièrement pilotables. C'est un confort réel, au prix d'un investissement, d'une consommation d'eau de rejet et de l'obligation de reconstituer tout ce que vous avez retiré, calcium et magnésium compris.







