Une salle de production n'est pas une box agrandie. Le passage à l'échelle change la nature des problèmes : ce qui était un détail dans un mètre carré devient une contrainte structurante sur trente, et une erreur de conception se paie à chaque cycle pendant des années. Cette étape traite ce qui se décide avant le premier achat de matériel.
Au programme
- Partir de la surface utile, pas de la surface totale
- La hauteur, la contrainte qu'on découvre trop tard
- Raisonner au mètre carré, pas à la plante
- Organiser les flux : personne, air, eau, matière
- La puissance installée et ce qu'elle impose
- L'hygiène : une salle se conçoit pour être nettoyée
- Checklist de conception
Partir de la surface utile, pas de la surface totale
La surface qui compte n'est pas celle de votre local, c'est celle que vos plantes occupent effectivement sous la lumière. Entre les deux, il y a les allées de circulation, les zones de travail, le local technique, le stockage des intrants et la zone de séchage. Sur un local de cent mètres carrés, la surface réellement cultivée dépasse rarement soixante à soixante-dix.
Le premier arbitrage porte sur la largeur des tables. Une table accessible d'un seul côté ne doit pas dépasser la longueur de votre bras, soit environ soixante-dix centimètres utiles. Accessible des deux côtés, elle peut aller au double. Au-delà, vous ne pouvez plus atteindre le centre sans monter sur la table ou écraser des plantes, et l'entretien devient une corvée que l'on repousse.







